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  • marieparassols

Témoignage de T. K, créatrice.

Qui êtes-vous ?


Je m’appelle Khady, j’ai 36 ans et d’origine sénégalaise. Mon activité s’appelle Keur Khady. Je propose de la vente de produits cosmétiques et surtout capillaires ainsi qu' une activité de coiffure traditionnelle et ethnique. L’idée de Keur Khady est de trouver une solution à tous vos problèmes capillaires. Je suis ouverte depuis le 23 février, en pleine crise sanitaire.


Qu’est-ce qui vous a amené à créer cette activité ?


Ce projet, je le nourris depuis 2011. Ce qui m’a fait sauter le pas, c’est paradoxal, c’est le premier confinement. Cela m’a donné du temps pour réfléchir et constater que la vie est courte et qu’il faut mettre en œuvre ses projets. Je voulais aussi sortir du salariat. Je trouvais que l’on nous demandait plus que ce que l’on nous donnait en retour (salaire, reconnaissance insuffisant par rapport à l’investissement). Le milieu capillaire me passionne et j’ai beaucoup travaillé dans ce domaine. Depuis toute petite, j’ai toujours été la fille qui coiffe tout le monde. C’est surtout une passion !


Comment avez-vous fait pour créer ?


Suite à une relation difficile avec mon dernier employeur, j’ai dû démissionner. J’ai pu ouvrir grâce au soutien moral et financier de ma famille. Du fait de la démission, la création est plus difficile car sur fonds propres, mais j’ai pu malgré tout démarrer 2 mois après ma démission. J’ai peaufiné mon business plan en parallèle, cherché un local. Ce local a été trouvé sur le Bon Coin. Cette solution a été plus rapide pour moi et moins coûteuse que par une agence. Elle m’a permis de trouver un local bien placé.


Comment vivez-vous cette création, les points positifs et difficultés rencontrées ?


La création en pleine crise est quand même plus compliquée, avec des délais plus longs. Tout fonctionne au ralenti. Pour les aides, elles sont sous conditions et peuvent vite se cumuler ou non. Si on ne rentre pas dedans (comme lorsqu’on démissionne), les aides accessibles peuvent vite se réduire. Créer sans un minimum d’apport personnel est très compliqué et presque impossible si un local est nécessaire : il faut payer le pas-de-porte, une caution, des loyers…


C’est important d’être accompagné car il peut y avoir beaucoup de surprises. On a tous besoin d’être soutenu. On peut faire un business plan mais ça ne suffit pas et la réalité nous rattrape. Une chose tout simple : on nous dit d’aller sur internet pour s’immatriculer mais ce qui ne nous est pas toujours dit, c’est qu’il y a beaucoup d’arnaques. Il faut être vigilant et n’aller que sur les sites officiels (Urssaf, CCI, Chambre des Métiers, Greffe du tribunal de commerce). La création d’une micro-entreprise est gratuite. Il y a aussi des aspects réglementaires à connaître et passer à côté de la réglementation peut compliquer la création ou son développement. Ma conseillère Pôle Emploi m’a orienté vers l’Aceisp pour être accompagnée, ce qui m’a aidé à améliorer mon projet et connaître certaines aides et réglementations spécifiques.


Dans tous les cas, ça reste une belle aventure ! On sent qu’on a fait quelque chose de notre vie, d’avoir tenté, d’être allé au bout de ses rêves et envies. Certes il y aura des embûches, mais cela fait partie de la vie.


Khady T



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