Vente en ligne : une créatrice nous dévoile son parcours !

A : Pouvez-vous, en quelques mots, nous présenter votre projet ?


Toocka, La boutique du furet est un commerce en ligne spécialisé dans les accessoires et l’alimentation des furets de compagnie.
Le furet de compagnie, avec sa population de plus d’un million d’individus recensés en France est en passe de devenir le troisième animal de compagnie en France !

A : Comment est né votre projet ?


Cela faisait quelque temps que je voulais m’installer à mon compte et que j’étais à la recherche d’idées.
Un jour, j’ai passé une journée complète sur internet à la recherche d’accessoires sympas et surtout originaux pour mes furets. Je me suis alors aperçue que :

L’idée est née !
Mais de l’idée à la réalisation du site, il aura fallu un peu moins d’un an.

A : Avez-vous été accompagnée dans l’élaboration de ce projet ?

Outre leur soutien moral qui me fut absolument indispensable, l’ACEISP et la CCI ont été mes deux piliers durant l’élaboration de mon projet.

Alors mise en confiance, j’ai ensuite décidé de me lancer.
J’ai également rencontré des professionnels  : comptables, livreurs, fournisseurs, avocats, des banques, mais aussi bien sûr des Webmasters puisque le site est mon canal de distribution.

A : Quelles difficultés avez-vous rencontrées ?


Lors de l’élaboration de mon projet, j’ai eu des difficultés à reformuler tous les renseignements accumulés durant la recherche d’informations et mon étude de marché. J’ai mis plus d’un mois et demi juste pour la rédaction de mon Business Plan.
Cette étape a été néanmoins indispensable : j’ai pu effectuer un dossier complet que j’ai présenté aux banques. Sur 7, une a accepté les yeux fermés trouvant mon étude très complète, 2 ont demandé une validation écrite d’un comptable.

Les premiers jours après mon installation, j’ai eu la mauvaise surprise de constater que certains fournisseurs refusaient de travailler avec moi car je débutais.
J’avais aussi mal évalué l’impact des frais de livraison.
Enfin, la DDPP (direction départementale de la protection de la population) qui lors de mon étude de marché m’avait affirmé qu’une simple déclaration d’activité serait suffisante, me demande maintenant un agrément pour vendre des produits congelés (aliments pour furet).
Je manque de temps aujourd’hui pour m’en occuper, je ne peux donc pas pour le moment vendre mon produit d’appel.

J’ai également fait face à quelques aléas de fonctionnement de mon site les premiers jours.
En effet, lors de la création du site, j’ai tenu à mettre l’accent sur certaines fonctionnalités qui me semblaient alors très importantes au détriment d’autres qui me semblaient pouvoir attendre. Il s’avère que c’était une erreur. Ainsi par exemple, ma boutique ne propose actuellement pas à mes clients la possibilité de poster des avis favorables (ou non) sur mon site.

Enfin, comme tout travail certaines activités sont pénibles à réaliser car font parties de ce que je n’aime pas faire. Ainsi, l’aspect rédactionnel du site est un exercice particulièrement difficile pour moi et j’ai hâte de pouvoir enfin confier ce travail à d’autres. En revanche, je révèle certains talents dans des domaines qui ne m’attiraient à l’origine pas du tout comme la réalisation de montage photos.

A : Quelles sont les perspectives de développement ?

J’ai eu une heureuse surprise : le site a gagné en notoriété plus rapidement que prévu. Le gros travail sur le référencement naturel en étroite collaboration avec le webmaster porte ses fruits. La marque commence à faire parler d’elle.

Je compte :

D’ici 2 à 3 ans, je compte pouvoir également livrer en Europe et si le marché est opportun, ouvrir une boutique physique…

A : Et si c’était à refaire ?


Aujourd’hui, je suis soulagée : mes clients sont très satisfaits de mes produits et de mes services et le font savoir.
Mais si vous m’aviez posé la question il y a 3 semaines, je vous aurais certainement répondu : « je ne le referai pas » !
Je suis d’un naturel plutôt stressée et pensais donc être à même de gérer mon stress, mais je ne m’attendais pas à vivre de telles angoisses.
Je me mettais la pression à cause de mon banquier : il m’a fait confiance et tant que je ne vendais pas (la vente par internet prend du temps : 6 à 8 mois), j’étais particulièrement anxieuse.

A : Des conseils à donner aux futurs entrepreneurs ?

Merci à Nathalie Riboulet !
Toocka